03 / 05 · Claude
Décrire le montage au lieu de le faire
Un connecteur relie Cutter à Claude. On dit ce qu'on veut, et les opérations s'appliquent au projet ouvert — les mêmes que celles faites à la main.
01 Le principe
Les gestes deviennent des phrases
Découper au bon endroit, ajuster un volume, ajouter un fondu : ce sont des gestes précis, répétitifs, et pénibles sur un petit écran. Décrits en une phrase, ils s'appliquent directement au projet.
Le montage reste dans Cutter, avec la timeline sous les yeux. Ce qui change, c'est la façon de donner les instructions.
Le connecteur n'ajoute aucune logique de montage : chaque outil est un nouveau chemin vers une action qui existe déjà. C'est le même moteur que les boutons de l'application — l'annulation fonctionne donc sans rien de plus.
Il s'active une fois, avec un code de 16 caractères que l'application génère elle-même. Le code n'est affiché qu'une seule fois : le serveur n'en garde qu'un condensé, et il n'existe aucun chemin pour le relire.
02 Le genre de choses qu'on demande
- Coupe les trois premières secondes du premier plan.
- Ajoute un fondu de 0,4 seconde entre les deux plans.
- Baisse la musique pendant que la voix parle.
- Mets le deuxième plan en 0,5× et coupe son son.
- Ajoute un titre sur le premier plan, en haut, pendant deux secondes.
- Passe tout le montage en 9:16 et recadre sur le sujet.
Ces six phrases sont formulées à partir des opérations que le connecteur expose ; ce ne sont pas des instructions relevées dans une session réelle. Les opérations, elles, sont celles de l'application : création de projet, import, découpe, scission, déplacement, pistes, transitions, textes, autocollants, filtres, vitesse, volume, fondus, recadrage, incrustation, annulation, export.
03 Le montage assisté
Claude peut regarder les rushes
Avec le montage assisté activé, Claude accède aux images des vidéos importées. Il peut alors proposer un montage à partir de ce qu'il y voit : quels plans gardent quelque chose, où couper, dans quel ordre les mettre.
La proposition arrive dans la timeline, où elle se modifie comme n'importe quel montage. C'est un point de départ, pas un résultat imposé.
C'est la première fois qu'un morceau d'image quitte l'appareil, et la seule. Une exception silencieuse ne coûterait pas seulement cette fonctionnalité : elle retirerait toute valeur à la promesse, y compris là où elle est parfaitement tenue. D'où trois choses, écrites ensemble : un consentement désactivé par défaut, des bornes, et un compteur qu'on peut lire.
La borne qui compte n'est pas le nombre d'images, c'est leur écart. Vingt-quatre images d'un plan de trois secondes feraient huit images par seconde — le seuil où l'œil perçoit le mouvement, c'est-à-dire une reconstitution. À une image par seconde, on reste huit à douze fois sous ce seuil, quelle que soit la longueur de ce qu'on échantillonne.
- Ce qui part
- des images fixes
- Largeur maximale
- 320 px
- Fréquence maximale
- 1 image / seconde
- Plafond par appel
- 24 images
- Source
- copie basse définition
- Fichier d'origine
- jamais envoyé
- Volume envoyé
- compteur consultable
04 Ce qu'il faut savoir
- Activation du connecteur
- une fois
- Code d'accès
- 16 caractères
- Code généré par
- l'application
- Code affiché
- une seule fois
- Régénérer
- invalide l'ancien
- Projet visé
- celui qui est ouvert
- Opérations
- celles de l'application
- Montage assisté
- désactivé par défaut
- Sans le connecteur
- Cutter fonctionne à l'identique
Le montage assisté est le seul cas où des images sortent de l'appareil, et il ne s'active pas tout seul. Sans lui, le fonctionnement décrit dans Confidentialité reste entier.
À essayer avec un projet déjà commencé
Le connecteur prend la suite d'un montage en cours : c'est là qu'on voit ce qu'il fait gagner.